L'équipe Kanbios | 24 janvier 2023

Le web 3.0 : ses points fondamentaux et ses avantages

On en entend parler de plus en plus, ce terme sera au coeur des projets digitaux de demain, mais qu’est-ce que c’est concrètement : le Web 3.0 ? Et quels sont ses avantages pour les entreprises ? 

Le Web 3.0, terme employé pour la première fois par Gavin Wood (cofondateur d’Ethereum et fondateur de Polkadot) en 2014, peut être défini comme la future génération du web : il assure la décentralisation le contrôle ainsi que la confidentialité de ses données. Il peut s’appuyer sur des innovations comme la blockchain, les logiciels open-source (navigateur, lecteur de courriel), la réalité virtuelle, des objets connectés IOT (montre, bracelet, jouet)

Cette nouvelle itération du web s’appuie principalement sur une des technologies évoquées : la blockchain. C’est une base de données qui utilise un réseau de noeuds pour valider et enregistrer les transactions. Chaque noeud a une copie de la base de données, ce qui rend la blockchain résistante aux attaques et perturbations.

La blockchain va aussi permettre de sécuriser les données en les stockant de manière cryptée et en utilisant des protocoles de consensus pour valider les transactions. Cela garantit que les données sont fiables et qu’elles ne peuvent pas être modifiées à des fins frauduleuses. Le pouvoir pour quiconque de tokéniser des actifs*, de mettre des informations sur une blockchain et de créer une identité numérique constitue une grande innovation essentielle dans l’émergence du web 3.0.

Bien que le Web 3.0 soit encore en cours de développement et que sa définition est en constante évolution, nous avons déjà quelques exemples d’utilisation comme :

  • Sorarejeu de simulation sportive dans lequel les joueurs achètent, vendent, échangent et gèrent une équipe virtuelle avec des cartes de joueur numériques, l’entreprise est devenue la plus cotée des licornes françaises avec une valorisation de 4,3 milliard de dollars. Les utilisateurs possèdent des cartes des joueurs sous format NFT, ils peuvent les revendre, les prêter ou les donner comme ils le souhaitent en toute sécurité grâce à la blockchain.
  • Uniswap Labs, un protocole financier décentralisé utilisé pour échanger des cryptomonnaies. Ils possèdent l’une des plus grosse place de marché décentralisée. Ils ont lancé Uniswap Labs Ventures, un fonds de capital-risque destiné à financer les initiatives du Web 3.0.

Les 3 principes de base du Web 3.0

La blockchain et la cryptomonnaie* ont un grand potentiel en ce qui concerne le Web 3.0. Les réseaux décentralisés ont démontré avec succès leurs rôles incitatifs auprès des utilisateurs à devenir propriétaire d’un bien (matériel ou digital), à établir des rôles, responsabilités et à créer du contenu de données plus responsables et ce de manière décentralisée.

Parmi les aspects les plus pertinents du Web 3.0, citons :

La décentralisation :

  • Le Web 3.0 est souvent associé à la décentralisation des données, car son but principal est de créer un monde ouvert où l’utilisateur est propriétaire de sa donnée, contrairement à la centralisation que nous connaissons aujourd’hui. Cette situation contraste avec le Web 2.0, étant donné que les intermédiaires sont supprimés de l’équation, les points de contrôles centrales ne vont plus contrôler les données de leurs utilisateurs (comme les GAFAM). Cette liberté va participer à la suppression du risque de censure par les états ou les grandes entreprises.

L’interopérabilité :

  • L’interopérabilité fait référence à la capacité de différents systèmes, appareils ou services à communiquer et à travailler ensemble de manière cohérente et efficace.Cela pourrait également permettre de réduire les coûts de mise en place, la complexité des développements pour les équipes techniques, car elles n’auront pas à créer des connexions individuelles et spécifiques sur chaque plateforme ou système.Les Decentralized Autonomous Organizations (DAO) et les données de la chaîne deviennent de plus en plus compatibles. Les blockchains construites à l’aide de la machine virtuelle Ethereum* peuvent facilement prendre en charge les DAO, les portefeuilles et les tokens* des différentes blockchains. Cela permet d’améliorer l’omniprésence nécessaire pour une expérience Web 3.0 connectée.

La sécurité des données et la transparence :

  • Les données stockées sur la blockchain sont visibles par tous les utilisateurs de la chaîne de blocs, et il n’y a pas de tiers centralisé qui contrôle ces données. Cela rend les données plus fiables car elles ne dépendent pas d’un seul point de faiblesse (comme un serveur centralisé) qui pourrait être la cible de cyberattaques. La blockchain est utilisée pour assurer la transparence et la confiance. Notamment avec l’utilisation de contrats intelligents (smart contract*) permet d’assurer des interactions autonomes entre les personnes et les machines. Par exemple, il n’y a plus d’intermédiaire pour réaliser des opérations bancaires ou pour faire de la finance décentralisée*.De plus, la blockchain utilise un système cryptographique de validation par les utilisateurs pour stabiliser les données. Cela signifie que les données sont chiffrées et stockées de manière sécurisée sur la chaîne de blocs, ce qui rend difficile pour un tiers d’y accéder ou de les modifier. Ce système contribue à protéger les utilisateurs contre la fuite de leurs données et engage une meilleure transparence et la traçabilité de l’information.

Une sélection de 5 avantages que le Web 3.0 pourrait avoir sur l’environnement produit

  1. Aucun point de contrôle central : étant donné que les intermédiaires sont supprimés de l’équation, ils ne contrôlent plus les données utilisateur. Cette liberté réduit le risque de censure par les gouvernements ou les entreprises et réduit l’efficacité des cyberattaques.
  2. Interconnexion accrue des informations : vu que de plus en plus de produits sont connectés à Internet, que les volumes de données transférés sont plus importants, il est nécessaire de permettre aux acteurs digitaux, non-digitaux d’exploiter avec une plus grande facilité la data mise à disposition. Les technologies sur lesquelles repose le Web 3.0 permettent de fournir un accès rapide, contrôlé à des informations précises, validées par une communauté accréditant de la véracité de ces dernières, renforçant ainsi la pertinence des données utilisées dans les différents produits et applications digitaux.
  3. Ergonomie et facilité de navigation : les mécaniques Web 3.0 permettent d’obtenir de nouveaux patterns de navigation bénéfiques à la fois pour les utilisateurs mais aussi pour les webapplicatifs. Prenons l’exemple d’un système d’authentification classique : en Web 2.0 l’utilisateur peut utiliser une authentification par email et mot de passe ou une authentification par Google Connect. Ces modes d’authentification ne sont pas tous universel. Le Web 3.0 vient changer la donne en intégrant l’authentification par cryptowallet. Avec ce système, l’utilisateur est possiblement connecté sur un univers web sans limite.
  4. Création de nouvelles opportunités commerciales : le Web 3.0 permet aux entreprises de repenser le business modèle qu’elles opèrent. Les problématiques logistiques, contractuelles, d’opérations diverses et variés ne reposaient jusqu’à présent sur aucun système ouvert, transparent. La blockchain, élément fondamental de l’univers Web 3.0 change la donne en offrant la possibilité de repenser des mécanismes jusqu’alors considérées comme acquise. Les utilisateurs ont désormais la possibilité de bénéficier d’une traçabilité de l’information sans précédent, mais le suivi précis des flux et des inscriptions dans la blockchain permettent également d’intéragir de manière significative sur les coûts et/ou sur les temps d’opération dans le “monde réel” (exemple : IBM – Projet Blockchain – Maersk – pour l’optimisation des coûts logistiques des flottes de bateaux).
  5. Gestion de la propriété intellectuelle : les NFTs pour ne citer que cette technologie, permettent de garantir l’accès de manière unique, vérifiable et tangible à la preuve de la propriété d’une ressource digitale/physique. Comment ? En traçant et exposant la propriété et les détails d’une transaction souvent effectuée via une cryptomonnaie X ou Y. Les consommateurs en 2023 sont de plus en plus sensibles à la responsabilité des entreprises en matière de protection des données, du respect des règles et de la rigueur appliquée dans les opérations.

Concrètement, les différences entre le Web 2.0 et Web 3.0

Pour conclure

Le Web 3.0 représente une vision futuriste du web qui promet de devenir plus intelligente, connectée et mieux adaptée aux enjeux à venir. Bien que cette vision soit encore en construction, il est clair que le Web 3.0 pourrait apporter de nombreux avantages pour l’environnement produit. Que ce soit grâce à la décentralisationl’interopérabilité ou la protection des données, le Web 3.0 pourrait offrir de nouvelles possibilités pour l’innovation, créer de nouveaux modèles de pensée et optimiser le fonctionnement des entreprises dans plusieurs domaines : que ça soit le marketing, la communication ou même les ressources humaines.

Bien que nous ne sachions pas encore exactement comment il évoluera dans les années à venir, il est clair que le web 3.0 va apporter de nombreux avantages qui vont améliorer l’expérience utilisateurs, et ouvrir de nouvelles possibilités pour les développeurs ainsi que les entreprises. En somme, le web 3.0 est un pas en avant vers un internet plus décentralisé, transparent et interactif.

Définitions :

  • Tokéniser des actifs : Basée sur la Blockchain, la tokenisation permet de valoriser et de matérialiser des actifs réels dans le monde digital. En inscrivant un actif et ses droits directement sur un token, la tokenisation facilite la gestion et l’échange avec un pair, de manière instantanée et sécurisée.
  • Cryptomonnaie : Monnaie numérique en usage sur Internet, indépendante des réseaux bancaires et liée à un système de cryptage.
  • Smart contract : C’est un programme informatique dont l’objectif est d’automatiser une action : par exemple, l’exécution d’une transaction juridique ou financière. Il est issu de la blockchain et rend actuellement possible les transactions de cryptomonnaies.
  • Finance décentralisée : La finance décentralisée ou DeFi est un moyen d’échanger, d’acheter et de vendre avec peu d’intermédiaires et donc par théorie, d’éviter les fonds bloqués ou des frais non prévus à la base ou toute autre action qui impacterait les finances des propriétaires de fonds.
  • Ethereum : Une plateforme logicielle de blockchain, distribuée en open source. A l’origine une blockchain publique, qui motorise la crypto-monnaie Ether. Mais à la différence de la blockchain Bitcoin, elle peut aussi être déployée dans un cadre de blockchain de consortium.
  • Tokens : Ce nom désigne un actif numérique, non duplicable, émis et échangeable sur un réseau de blockchain. L’actif désigne quant à lui tout bien possédant une valeur.
  • IA (Intelligence Artificielle) : Ensemble des théories et des techniques développant des programmes informatiques complexes capables de simuler certains traits de l’intelligence humaine (raisonnement, apprentissage…).

 Sources :

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